Aller au contenu

REMBOURSEMENT DES MÉDICAMENTS

Ce qu’il faut savoir

En France, tous les médicaments ne sont pas automatiquement remboursés par l’Assurance Maladie. Pour qu’un médicament puisse faire l’objet d’une prise en charge, trois conditions cumulatives doivent être réunies : il doit figurer sur la liste des médicaments remboursables, être prescrit par un professionnel de santé habilité et être délivré dans les règles par un pharmacien. Si l’une de ces conditions manque, le remboursement n’est pas possible.

Le premier critère concerne l’inscription du médicament sur la liste officielle des spécialités pharmaceutiques remboursables. Cette liste est mise à jour régulièrement par les autorités de santé. Lorsqu’un médicament est jugé inefficace ou que son utilité médicale n’est plus démontrée, le ministère de la Santé peut décider de le retirer de cette liste, supprimant ainsi son remboursement. C’est par exemple le cas des médicaments homéopathiques, qui ne sont plus pris en charge par l’Assurance Maladie depuis 2021, qu’il s’agisse de spécialités ou de préparations magistrales.

La deuxième condition porte sur la prescription du médicament. Elle doit être réalisée par un professionnel de santé autorisé, tel qu’un médecin, une sage-femme, un chirurgien-dentiste, un infirmier ou un pédicure-podologue, dans la limite de leurs droits de prescription. L’ordonnance doit comporter certaines mentions obligatoires comme la posologie, la durée du traitement ou encore le nombre de boîtes prescrites. Dans le cas des médicaments d’exception, souvent très coûteux, une ordonnance spécifique appelée « ordonnance de médicaments ou de produits et prestations d’exception » est requise.

La dernière condition concerne la délivrance du médicament par le pharmacien. En principe, celui-ci peut délivrer une quantité correspondant à un mois de traitement. Certaines exceptions existent, notamment en cas de départ à l’étranger. Il est aussi possible, dans certaines situations, que le pharmacien délivre un médicament soumis à prescription sans ordonnance, à condition d’en informer le médecin traitant. En cas de rupture de stock d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur, le pharmacien est également autorisé à le remplacer par un équivalent, en notant le changement sur l’ordonnance et en avertissant le prescripteur.

Autre cas particulier : les substituts nicotiniques destinés à accompagner le sevrage tabagique peuvent être pris en charge sous certaines conditions. Ils doivent eux aussi faire l’objet d’une prescription médicale conforme pour être remboursés.

Enfin, les pharmaciens correspondants jouent un rôle croissant dans la continuité des soins. Ils peuvent, sous conditions, renouveler certaines ordonnances pour des pathologies chroniques ou adapter la posologie, toujours dans le cadre d’une coordination avec le médecin traitant.

Chez AGIP Santé, nous savons que les dépenses de santé liées aux traitements médicamenteux peuvent représenter une charge importante pour les assurés. C’est pourquoi nos formules de complémentaire santé prévoient le remboursement complémentaire des médicaments pris en charge par la Sécurité sociale, afin de réduire significativement votre reste à charge. Grâce à nos garanties adaptées, vous bénéficiez d’un accompagnement renforcé, notamment en cas de traitements prolongés ou de pathologies chroniques nécessitant des médicaments coûteux.

Pour savoir comment vos médicaments sont remboursés et pour optimiser votre prise en charge, n’hésitez pas à consulter votre conseiller AGIP Santé. Nous vous accompagnons dans vos démarches et vous aidons à mieux comprendre vos droits.